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Ponts de Trinquetaille

1875 1948 (pour les ponts modernes)
Présentation

Le pont à travers les âges

C’est en aval de l’antique pont romain, là où le fleuve est le moins large, que les ponts de Trinquetaille ont depuis longtemps occupé une position stratégique.

Lien, entre les deux rives de la ville, voie d’accès au vaste terroir de l’« île de Camargue », ouvrant la Provence au Languedoc, les ouvrages qui se sont succédé ont toujours revêtu une importance primordiale.

Par simple bac à traille au Moyen Age, puis ponts de bateaux souvent reconstruits, la traversée du fleuve ne se fera sur un ouvrage fixe qu’à la fin du XIXe siècle.

Peint par Van Gogh quelques années après sa construction, c’est pourtant un ouvrage beaucoup plus récent que nous pouvons voir aujourd’hui.

Histoire
Des ponts de bateaux ont pu exister épisodiquement dès le Moyen Age.

Cependant, un relevé systématique des archives concernant le Rhône ne mentionne jusqu’en 1637 que des affaires relatives

Le premier ouvrage fixe de 1875

au bac.

Bac à traille ou pont de bateaux, ces deux types d’ouvrages étaient souvent emportés par les crues, la débâcle des glaces, ou les éléments d’un autre pont détruit en amont. Ils furent ainsi maintes fois réparés ou remplacés.

L’ouvrage était le plus souvent affermé à un gestionnaire qui, en échange des droits de passage perçus, avait en charge son fonctionnement et son entretien. Toute une équipe était nécessaire, et lorsque l’ouvrage était inutilisable, le fermier avait l’obligation d’assurer le passage par bac ou autre embarcation.

A la Révolution, le pont, déjà vulnérables face aux aléas hydrologiques, devient objet et moyen de pression. Détruit en 1792, il ne sera reconstruit qu’en 1805.

Les inconvénients de ce pont volant et fragile deviennent au XIXe siècle insupportables dans le contexte de la Révolution industrielle. Le premier pont fixe, commencé en 1867, ne sera pas inauguré avant 1875, soit bien après le pont routier de Fourques sur le petit Rhône (1830) et à quelques années du viaduc ferroviaire d'Arles-Lunel, le "pont aux lions" (terminé en 1866).

En 1944, il est détruit par les bombardements, reconstruit et ouvert à la circulation en voie unique en 1948 et en double voie en 1951.

C’est en 1970 qu’il sera doublé par le pont de la voie rapide Marseille-Nîmes.

Localisation

Les ponts de bateaux étaient installés entre l'actuelle rues de l'Arc-Constantin et, à Trinquetaille, l'actuelle rue André Benoît. Le pont moderne se trouve légèrement en amont entre la rue Gambetta (percée en 1888) et son prolongement de la rue Anatole France, et en rive droite rue de Camargue.

Descriptif
Le bac à traille, ou portus consistait en une simple corde solidement amarrée à chaque rive.

Le long de celle-ci, une barque se déplaçait par la force du courant, exercice souvent périlleux.

Le

Extrait de la gravure de Peytret

pont de bateaux, d’une longueur de quelque 150 mètres, était situé sensiblement au même endroit que le pont moderne, entre les quartiers de la Roquette et du Méjan.

Une représentation iconographique particulièrement soignée, réalisée par Jacques Peytret en 1660, nous permet d’avoir une idée de sa structure.

Il était composé de onze bateaux de chêne, pointus aux deux bouts, qui supportaient le petit et le grand "chemin", le premier destiné aux piétons, le second aux véhicules et animaux.

L’ouvrage présentait, à chacune de ses extrémités, un pont-levis, manœuvré pour permettre le passage des embarcations. Un témoin le décrit ainsi en 1826 : "pont de bois avec trottoirs et parapets donnant passage à trois charrettes de front".

Les barques, soumises au courant et remous du fleuve, étaient amarrés en amont et en aval par de fort câbles solidement fixés à des édifices, tours ou poteaux, situés sur chaque rive. En cas de dangers prévus (crues, glaciations,…) on remisait ce pont "volant".

Le premier ouvrage fixe, d’une longueur de 163 mètres, fut un pont métallique suspendu. Ses deux piles maçonnées descendaient jusqu’à dix-huit mètres sous l’étiage.

Le pont de la reconstruction d’après-guerre se présente comme un simple pont à dos-d’âne dont le tablier métallique est posé sur deux piles maçonnées.

Restauration
Evenement
Visite
Le pont moderne est visible en extérieur et ouvert à la circulation.

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Présentation générale de la ville

Histoire

Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et un voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui, dès le VIe siècle av.J.-C., entreprirent de s’implanter en territoire ligure.

César envoya en septembre 46 av. J.-C. les vétérans de la VIe légion qui fondèrent une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments : forum, temples…

Au XIIe siècle sont édifiés la primatiale Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître. En plein essor économique et géographique, Arles accueille les pèlerins qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle.

La ville connaît au milieu du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’Hôtel de ville, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, bordant les rues du secteur sauvegardé datant de cette époque.

Arles est aussi un lieu d’imaginaire. Par la splendeur des éléments naturels- le Rhône, la lumière, le vent- elle n’a cessé d’attirer des artistes. La ville se tourne aujourd’hui, par ses projets, vers la modernité.

Jeux éducatifs :

Drôle de Labyrinthe à l'amphithéâtre :

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Trouve moi si tu peux au théâtre antique :

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parcours du petit baigneur :

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