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Canal de Craponne

1554-1583
Présentation
Ambitieuse réalisation datant de la Renaissance, le canal de Craponne irrigue et fertilise une grande partie de la Crau, cette steppe désertique laissée par l’ancien delta de la Durance.

Avec

Le canal aux abords des Alyscamps

ces diverses dérivations, ce sont de nombreuses communes des cantons d’Aix et d’Arles qui profitent depuis plus de quatre siècles des bienfaits de ce vaste réseau.

Façonnant toute une économie dominée par l’agriculture et l’élevage, le canal a vu également sur ces rives l’implantation de nombreux moulins, jusqu’au quartier de la Roquette, où sa branche arlésienne rejoint le Rhône.

Cet apport permanent d’eau et d’alluvions a fait de la Crau d’Arles un des meilleurs terroirs du pays, cette Crau dite « humide » où se cultive aujourd’hui un foin d’une rare qualité, désormais classé en A.O.C.

Dans la complexité du réseau hydraulique arlésien, l’ouvrage se signale encore, à son arrivée par Pont-de-Crau, par un long aqueduc, qui subsiste en majeure partie.

Histoire
Adam de Craponne, mathématicien et ingénieur hydraulicien, est né en 1526.

On ne sait si ce fut à Montpellier où à Salon-de-Provence, ville où il résidait.

En 1554, après de longues

Une action de la Société du canal

négociations, il obtient, du parlement de Provence, l’autorisation de capter de l’eau de la Durance pour la mener jusqu’à Salon.

Le financement nécessaire est réuni par des emprunts auprès de sa famille et de ses amis, dont Nostradamus.

De 1554 à 1556, il fait creuser un ouvrage de taille réduite afin de le tester, puis de 1556 à 1559, le canal définitif de 5m 50 de large.

Sont ensuite poursuivies les branches de Pélissanne, Lançon, Cornillon, Saint-Chamas et Salon.

Dès l’origine du projet, Adam de Craponne avait projeté de faire partir du bassin de Lamanon une branche vers Arles.

Mais, après sa mort en 1576, l’ouvrage ne fut mené jusqu’à cette ville qu’en 1583.

Les maîtres d’œuvre en sont les frères Claude et Pierre Ravaux (ou Ravel), anciens « anniveleurs » (géomètres), originaires de Salon.

C’est à eux que Frédéric, frère et héritier d’Adam, avait cédé les droits d’eau.

En 1582, l’eau de la Durance arrive à Pont-de-Crau. Entre 1584 et 1587, on y construit un aqueduc afin que l’eau ne se perde dans les marais.

L’ouvrage, emporté par des inondations, a été reconstruit au XVIIIe siècle.

Vers 1990, il est partiellement détruit lors de la construction de la rocade, mais le canal coule toujours…

Localisation

Dans la ville actuelle, le canal arrive par Pont-de-Crau, longe les Alyscamps, la rue Emile-Fassin puis les boulevards. Il est recouvert, depuis la Poste jusqu'au boulevard Clemenceau.

Descriptif
L’opération entreprise par Craponne, première de ce genre réalisée en France, dessert un vaste périmètre entre Alpilles, étang de Berre et Rhône.

La branche initiale du canal capte les

L'aqueduc de Pont-de-Crau aujourd'hui

eaux de la Durance à proximité de La Roque d’Anthéron.

Puis, passant par Charleval, elle descend jusqu’à Lamanon, avant de se diriger vers Salon-de-Provence.

Le calcul du nivellement (profil en long), fut la partie la plus délicate de l’œuvre de Craponne.

Aussi, pour que la pente ne soit pas trop forte (la dénivellation de la Durance à Salon est de 30 m), et pour constituer des réserves d’eau, ont été construits trois barrages-déversoirs équipés de vannes.

Douze ponts furent également nécessaires pour rétablir les voies terrestres coupées par le canal.

Afin d’éviter l’achat des terrains traversés par le canal, l’ingénieur proposa en contrepartie aux riverains des droits d’arrosage.

A cette fin, il créa l’Oeuvre Générale de Craponne qui existe encore aujourd’hui. Des moulins (pour le blé ou les olives) furent également construits afin de rentabiliser l’opération.

La branche d’Arles, entreprise plus tardivement, dessert Eyguières et Saint-Martin-de-Crau (commune d’Arles jusqu’en 1924).

Elle arrive en ville par un aqueduc encore visible à Pont-de-Crau. Celui-ci atteignait 660 m de long sur 93 arches en plein cintre ou en arc de cercle.

Aujourd’hui, le canal n’emprunte plus l’aqueduc, tronqué, et coule en souterrain. Il traverse ensuite les Alyscamps, longe les boulevards (partiellement en souterrain) avant de rejoindre le Rhône à proximité de la voie rapide Marseille-Nîmes.

Restauration
Evenement
Visite
Partiellement visible en extérieur.

Expositions

Exposition réponses
Pour sa huitième édition, Octobre numérique a choisi comme thématique la valorisation du territoires et de son patrimoine.
Exposition labellisée Journées nationales de l'architecture
13/10>31/10 : 12h>18h
01/11>05/11 : 12h>17h
Réponses, Pierre-Laurent Cassière
Église Saint-Honorat, Alyscamps, Arles
Tarifs : 4,50€ / 3,50€ / 0€
Visite commentée par l'artiste le 13/10 à 17h

Réponses est un protocole d’installation sonore dédié aux espaces résonants. Une composition est générée en direct par un programme informatique dont les règles d’accordage et de variations dynamiques ou rythmiques sont réécrites à chaque présentation, calibrées sur les spécificités acoustiques du lieu d’exposition. L’œuvre s’immisce dans l’espace réverbérant de Saint-Honorat dont elle réveille des résonances harmoniques distinctes. L’installation propose ainsi au visiteur d’arpenter l’église, attentif aux sons de synthèse émis mais aussi, et surtout, aux sonorités naturelles des Réponses, bourdons en suspension dans l’architecture de pierre.

Influencé par des domaines variés allant de l’archéologie des médias à l’architecture, en passant par les sciences physiques, la musicologie ou la physiologie, le travail de Pierre-Laurent Cassière se concentre en premier lieu sur des expériences perceptives liées au mouvement. Entre sculpture cinétique, cinéma élargi et installation sonore, ses œuvres proposent des situations contemplatives paradoxales jouant avec les limites de la perception.
Né en 1982, diplômé de la Villa Arson, ENSA de Nice, en 2005, puis d’un DEA de l’Université de Liège (BE) l’année suivante, son travail a depuis été présenté dans des institutions telles que : Hong Kong Arts Centre (HK), LACE, Los Angeles (US), SMAK, Gand (BE), Palais de Tokyo et Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, TENT, Rotterdam (NL), Paco das Artes, São Paulo (BR), Kunstverein de Stuttgart (DE), Minsheng Museum, Shanghai, et OCT Art & Design Gallery, Shenzen (CN) ou encore MUDAC, Lausanne (CH). Il participe également de manière régulière à des festivals internationaux d’art médiatique, de cinéma expérimental ou d’art sonore.
Exposition : Antonelle - un Arlésien dans la Révolution
Exposition en accès libre, livret gratuit, publication, journée universitaire, colloque, débat, conférences, visites guidées, spectacle, activités éducatives ... Tout un programme pour éclaircir le mystère qui plane autour de cet arlésien dont la mémoire a été (trop) vite effacée.

Votre site patrimoine.ville-arles.fr change

Le site Internet du patrimoine

Le site Internet du patrimoine de la ville d'Arles est en phase de rénovation.

Nous nous excusons de la gêne occasionnée et nous vous en présentons une version provisoire. Celle-ci est incomplète, comporte un certain nombre de coquilles et quelques liens non encore activés.

Pour tous compléments d'informations, vous pouvez vous adresser à patrimoine@ville-arles.fr

La base du patrimoine

Accès à la base patrimoine

Il vous est proposé dans ce site un accès direct à notre base du patrimoine.

125 édifices, 10 sites sont décrits au travers des 23 quartiers et hameaux de la commune d'Arles.

Ces descriptions sont complètées par la mise à disposition de plus de 1500 documents.

Les quartiers de la ville :

les Quartiers de l'agglomération

Les quartiers du centre ancien sont les suivants :

- Cité
- L'Hauture
- Méjan
- Roquette
- Cavalerie / Lamartine

Les quartiers de l'agglomération sont les suivants :

- Alyscamps / Bigot
- Barriol / Plan-du-Bourg
- Chabourlet
- Fourchon
- Mouleyrès / Griffeuille
- Trébon / Monplaisir
- Trinquetaille

Les hameaux de la commune :

La commune d'Arles et ses hameaux

Les hameaux de la commune sont les suivants :

- Albaron
- Gageron
- Gimeaux
- Mas-Thibert
- Moulès
- Pont-de-Crau
- Raphèle
- Saliers
- Salin-de-Giraud
- Sambuc
- Villeneuve

Moteur Collections

Présentation

Le moteur Collections est un projet parallèle du ministère de la Culture, recensant plus de 4 millions de documents, dont près de 18.000 sur Arles. Plus de précisions sur la page dédiée

Présentation générale de la ville

Histoire

Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et un voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui, dès le VIe siècle av.J.-C., entreprirent de s’implanter en territoire ligure.

César envoya en septembre 46 av. J.-C. les vétérans de la VIe légion qui fondèrent une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments : forum, temples…

Au XIIe siècle sont édifiés la primatiale Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître. En plein essor économique et géographique, Arles accueille les pèlerins qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle.

La ville connaît au milieu du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’Hôtel de ville, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, bordant les rues du secteur sauvegardé datant de cette époque.

Arles est aussi un lieu d’imaginaire. Par la splendeur des éléments naturels- le Rhône, la lumière, le vent- elle n’a cessé d’attirer des artistes. La ville se tourne aujourd’hui, par ses projets, vers la modernité.

Jeux éducatifs :

Drôle de Labyrinthe à l'amphithéâtre :

Téléchargez le jeu (5,9 Mo -PDF)

Trouve moi si tu peux au théâtre antique :

Téléchargez le jeu (8 Mo -PDF)

parcours du petit baigneur :

Téléchargez le jeu (17.5 Mo -PDF)