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Hôtel de Grille

1691
Présentation
A la limite des quartiers de la Cavalerie et de la Cité, l’hôtel de Grille est l’un des plus beaux de la ville.

On le doit à une famille d’origine génoise, enrichie par le commerce et

Aperçu de la façade sud de l'hôtel

particulièrement entreprenante.

Nombre de ses membres ont souvent occupé les plus hautes fonctions du pouvoir local ou régional.

Construit à la fin du XVIIe siècle, il est l’un des plus représentatifs de la grande architecture classique de style Louis XIV.

A cette époque, les familles nobles arlésiennes ont considérablement agrandi leurs domaines fonciers, grâce à la vente des biens communaux par la Ville, très endettée.

Ils construisent donc, ou reconstruisent, leurs somptueuses demeures. La façade sud de l’édifice, la plus visible, date du siècle suivant.

L’hôtel de Grille a fait l’objet, il y a quelques années, d’une restauration particulièrement réussie, ce qui ancre encore plus sa prestance dans le tissu urbain du quartier.

Histoire
L’origine du nom vient d’une famille de riches commerçants génois, les Grillo, installée à Arles depuis le XVe siècle.

La famille, anoblie, abandonna progressivement le négoce et s’attacha

Blason de la famille de Grille

à être très présente dans la vie locale.

La branche aînée de la lignée, surtout, donna de nombreux consuls et viguiers (magistrats) et sept chevaliers de Malte. L’un des descendants, marquis d’Estoublon, fut maire d’Arles de 1808 à 1813.

Il existait déjà un hôtel de Grille dans le quartier du Méjan, qui abrita la Banque de France au XXe siècle.

Mais c’est en 1689 que l’implantation dans le quartier de la Cavalerie va devenir la "grande maison" de la branche aînée de la famille.

C’est à François de Grille d’Estoublon que l’on doit l’édification de l’hôtel en 1691.

L’hôtel fut vendu vers 1920 avec, à l’origine, l’intention de le transformer en hôtel du réseau ferroviaire Paris-Lyon-Marseille. Ce projet fut abandonné.

L’édifice a retrouvé aujourd’hui sa fonction initiale de lieu d’habitation.

Localisation

L’hôtel de Grille fait l’angle de la rue du même nom, et de la rue du Quatre-septembre, axe commercial majeure de la ville dès le Moyen Age.

Descriptif
La façade principale de l’édifice, à l’est, souffre de l’étroitesse de la rue pour que se révèle pleinement son caractère monumental.

Le bâtiment possède trois niveaux, dont le morceau

Corps central de la façade est

de bravoure est le décor du corps central.

Au-dessus d’une belle porte classique, la fenêtre située au milieu de l’étage noble est encadrée par deux doubles colonnes.

Celles-ci supportent une forte corniche à modillons (petites consoles en double volute) qui sépare les deux premiers niveaux.

Au dernier étage, toujours dans la partie centrale, des pilastres soutiennent un élégant fronton. Ce décor est très inspiré de l’architecture versaillaise, de l'hôtel de ville récemment construit.

Du côté sud, la façade, la terrasse et les salons qui la bordent datent du XVIIIe siècle.

L’intérieur possède encore son grand escalier de la fin du XVIIe siècle. Le toit est bordé d’une balustrade et de pots-à-feu.

Restauration

Chapiteaux sculptés aprés restauration

L’hôtel de Grille, placé en bordure de rues à forte circulation automobile, ne pouvait pas échapper à la dégradation de ses façades et de leur décor raffiné.

Inscrit partiellement à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1946, une initiative en matière de restauration s’imposait.

Avec l’aide de l’Etat, du Conseil général et de la Ville, le propriétaire a pu engager les opérations nécessaires.

Sous maîtrise d’ouvrage de cette dernière, une équipe particulièrement qualifiée intervint en 1997 et 1998, principalement sur les menuiseries, la pierre de taille, la sculpture et la peinture.

Aujourd’hui l’hôtel de Grille s’impose plus que jamais comme l’une des plus belles réalisations arlésiennes en matière d’architecture domestique.

Evenement
Visite
Visible de l'extérieur

Expositions

Exposition réponses
Pour sa huitième édition, Octobre numérique a choisi comme thématique la valorisation du territoires et de son patrimoine.
Exposition labellisée Journées nationales de l'architecture
13/10>31/10 : 12h>18h
01/11>05/11 : 12h>17h
Réponses, Pierre-Laurent Cassière
Église Saint-Honorat, Alyscamps, Arles
Tarifs : 4,50€ / 3,50€ / 0€
Visite commentée par l'artiste le 13/10 à 17h

Réponses est un protocole d’installation sonore dédié aux espaces résonants. Une composition est générée en direct par un programme informatique dont les règles d’accordage et de variations dynamiques ou rythmiques sont réécrites à chaque présentation, calibrées sur les spécificités acoustiques du lieu d’exposition. L’œuvre s’immisce dans l’espace réverbérant de Saint-Honorat dont elle réveille des résonances harmoniques distinctes. L’installation propose ainsi au visiteur d’arpenter l’église, attentif aux sons de synthèse émis mais aussi, et surtout, aux sonorités naturelles des Réponses, bourdons en suspension dans l’architecture de pierre.

Influencé par des domaines variés allant de l’archéologie des médias à l’architecture, en passant par les sciences physiques, la musicologie ou la physiologie, le travail de Pierre-Laurent Cassière se concentre en premier lieu sur des expériences perceptives liées au mouvement. Entre sculpture cinétique, cinéma élargi et installation sonore, ses œuvres proposent des situations contemplatives paradoxales jouant avec les limites de la perception.
Né en 1982, diplômé de la Villa Arson, ENSA de Nice, en 2005, puis d’un DEA de l’Université de Liège (BE) l’année suivante, son travail a depuis été présenté dans des institutions telles que : Hong Kong Arts Centre (HK), LACE, Los Angeles (US), SMAK, Gand (BE), Palais de Tokyo et Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, TENT, Rotterdam (NL), Paco das Artes, São Paulo (BR), Kunstverein de Stuttgart (DE), Minsheng Museum, Shanghai, et OCT Art & Design Gallery, Shenzen (CN) ou encore MUDAC, Lausanne (CH). Il participe également de manière régulière à des festivals internationaux d’art médiatique, de cinéma expérimental ou d’art sonore.
Exposition : Antonelle - un Arlésien dans la Révolution
Exposition en accès libre, livret gratuit, publication, journée universitaire, colloque, débat, conférences, visites guidées, spectacle, activités éducatives ... Tout un programme pour éclaircir le mystère qui plane autour de cet arlésien dont la mémoire a été (trop) vite effacée.

Votre site patrimoine.ville-arles.fr change

Le site Internet du patrimoine

Le site Internet du patrimoine de la ville d'Arles est en phase de rénovation.

Nous nous excusons de la gêne occasionnée et nous vous en présentons une version provisoire. Celle-ci est incomplète, comporte un certain nombre de coquilles et quelques liens non encore activés.

Pour tous compléments d'informations, vous pouvez vous adresser à patrimoine@ville-arles.fr

La base du patrimoine

Accès à la base patrimoine

Il vous est proposé dans ce site un accès direct à notre base du patrimoine.

125 édifices, 10 sites sont décrits au travers des 23 quartiers et hameaux de la commune d'Arles.

Ces descriptions sont complètées par la mise à disposition de plus de 1500 documents.

Les quartiers de la ville :

les Quartiers de l'agglomération

Les quartiers du centre ancien sont les suivants :

- Cité
- L'Hauture
- Méjan
- Roquette
- Cavalerie / Lamartine

Les quartiers de l'agglomération sont les suivants :

- Alyscamps / Bigot
- Barriol / Plan-du-Bourg
- Chabourlet
- Fourchon
- Mouleyrès / Griffeuille
- Trébon / Monplaisir
- Trinquetaille

Les hameaux de la commune :

La commune d'Arles et ses hameaux

Les hameaux de la commune sont les suivants :

- Albaron
- Gageron
- Gimeaux
- Mas-Thibert
- Moulès
- Pont-de-Crau
- Raphèle
- Saliers
- Salin-de-Giraud
- Sambuc
- Villeneuve

Moteur Collections

Présentation

Le moteur Collections est un projet parallèle du ministère de la Culture, recensant plus de 4 millions de documents, dont près de 18.000 sur Arles. Plus de précisions sur la page dédiée

Présentation générale de la ville

Histoire

Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et un voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui, dès le VIe siècle av.J.-C., entreprirent de s’implanter en territoire ligure.

César envoya en septembre 46 av. J.-C. les vétérans de la VIe légion qui fondèrent une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments : forum, temples…

Au XIIe siècle sont édifiés la primatiale Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître. En plein essor économique et géographique, Arles accueille les pèlerins qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle.

La ville connaît au milieu du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’Hôtel de ville, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, bordant les rues du secteur sauvegardé datant de cette époque.

Arles est aussi un lieu d’imaginaire. Par la splendeur des éléments naturels- le Rhône, la lumière, le vent- elle n’a cessé d’attirer des artistes. La ville se tourne aujourd’hui, par ses projets, vers la modernité.

Jeux éducatifs :

Drôle de Labyrinthe à l'amphithéâtre :

Téléchargez le jeu (5,9 Mo -PDF)

Trouve moi si tu peux au théâtre antique :

Téléchargez le jeu (8 Mo -PDF)

parcours du petit baigneur :

Téléchargez le jeu (17.5 Mo -PDF)