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Hôtel Laval-Castellane (Museon Arlaten)

1505
Présentation
L’hôtel Laval-Catellane est caractéristique des grandes demeures aristocratiques provençales de la transition entre le Moyen Age et la Renaissance.

Il correspond, dans l’histoire de la ville,

Façade sud de l'hôtel, sur
la rue de la République

à une période qui connut un vaste élan créatif.

Noblesse, bourgeoisie et clergé rivalisèrent d’efforts dans la réalisation de belles constructions, en un souci évident de monumentalité et de magnificence.

Au XVIIe siècle, l’édifice changea de propriétaire par héritage, avant d’être vendu à la compagnie des Jésuites, qui l’agrandit et en fit un collège.

L’hôtel connut une nouvelle et prestigieuse affectation. Au début du XXe siècle, il devint le Museon Arlaten, musée d’ethnographie provençale créé par Frédéric Mistral.

Aujourd’hui, la majestueuse façade de la rue de la République donne accès à des collections d’une grandes richesse, ainsi qu’à la cour intérieure de l’édifice.

De celle-ci,on peut admirer son architecture, ainsi que les vestiges antiques qui y ont été exhumés.

Histoire
Entre 1471 et 1505, les Castellane, seigneurs de Fos et de Laval de Chanant, firent édifier une vaste demeure dans la quartier de l’Hôtel-Dieu ou Marché-Neuf (aujourd’hui quartier de la Cité).

Devenu

L'ancien collège des Jésuites
sur un plan de 1871

propriété par héritage du marquis de Calvisson, l’hôtel fut vendu en 1648 à la compagnie des Jésuites qui y installa un collège, auquel une chapelle fut ajoutée au nord, en 1652.

Entre 1738 et 1748, l’établissement fut rebâti dans sa partie méridionale, au frais de la ville. L’opération fut dessinée par l’architecte nîmois Mauric et réalisée par l’Arlésien Jacques Imbert.

Les Jésuites, proscrits de la ville en 1763 par arrêt du parlement de Provence, durent quitter la ville avant d’avoir fait achever la décoration de l’édifice.

Le collège, devenu municipal au XIXe siècle, fut transféré boulevard Emile-Combes.

L’hôtel, désaffecté, s’avéra être le lieu idéal pour abriter les collections de Frédéric Mistral. En effet, celles-ci, offertes à la curiosité du public depuis 1899, souffraient d’un manque de place.

Concédé par la municipalité en 1906, l’édifice fut restauré et aménagé et le nouveau site d’exposition inauguré en 1909.

L’établissement est devenu depuis musée départemental d’ethnographie.

Localisation

L'hôtel Laval-Castellane se situe au 25 de la rue de la République, au droit de la rue du Président-Wilson et de la chapelle des Trinitaires.

Descriptif
L’édifice, construit sur des vestiges du forum romain encore visibles, ordonne ses quatre corps de logis autour d’une cour intérieure agrémentée

Aperçu de la cour intérieure

d’un puits.

Sur l’aile nord s’appuie une tour hexagonale abritant un large escalier à vis.

Couronné de merlons (partie pleine d’un parapet entre deux créneaux ou embrasures), de gargouilles et d’échauguettes, le bâtiment ouvre sur la cour et sur les rues par de larges croisées à meneaux et à nervures multiples et moulures d’encadrement, encore très inspirées de l’architecture gothique.

On trouve plusieurs édifices de ce type dans la vallée du Rhône, notamment le « Petit palais » à Avignon.

La partie méridionale, refaite au XVIIIe siècle, présente une majestueuse façade surmontée d’un fronton triangulaire. Elle s’organise symétriquement sur trois niveaux autour d’une porte monumentale surmontée d’un balcon.

Sur la cour intérieure, le bâtiment s’articule par un vestibule au plafond d’une stéréotomie savante, s’ouvrant sur des galeries-promenoirs.

Restauration
Les récentes restaurations s’inscrivent dans un double objectif : conservation et mise en valeur de l’architecture de l’édifice ; adaptation à sa fonction muséographique.

Les couvertures

Réfection de la toiture de l'hôtel

n’offraient plus de protection contre les eaux pluviales. La mise hors d’eau du bâtiment fut donc la priorité et donna lieu à un remaniement des tuiles rondes du toit. A cette occasion, les éléments de charpente détériorés furent remplacés, et une isolation thermique mise en place.

Les façades sud, firent l’objet d’un rejointoiement des maçonneries, qui furent enduites d’un mortier de chaux grasse.

Les piliers de la galerie sud-ouest et les encadrements des baies furent lavés et brossés. Sur la rue de la République, pour éviter la dégradation des parements par remontée des eaux, une galerie ventilée de drainage fut aménagée au pied de la façade.

Conjointement à ces travaux, on poursuivit le réaménagement du second étage du musée, afin de pouvoir présenter au public la totalité des collections : réfection intérieure des salles et des charpentes, consolidation du plancher, confection d’un nouveau carrelage à l’ancienne.

Enfin la mise aux normes des réseaux d’eau et d’électricité et l’installation de vitrines d’exposition permirent l’ouverture au public des nouvelles salles en 1987.

Evenement
Visite
L'édifice abrite le Museon Arlaten, actuellement fermé au public pour travaux

Accéder au site du musée ?

Expositions

Exposition réponses
Pour sa huitième édition, Octobre numérique a choisi comme thématique la valorisation du territoires et de son patrimoine.
Exposition labellisée Journées nationales de l'architecture
13/10>31/10 : 12h>18h
01/11>05/11 : 12h>17h
Réponses, Pierre-Laurent Cassière
Église Saint-Honorat, Alyscamps, Arles
Tarifs : 4,50€ / 3,50€ / 0€
Visite commentée par l'artiste le 13/10 à 17h

Réponses est un protocole d’installation sonore dédié aux espaces résonants. Une composition est générée en direct par un programme informatique dont les règles d’accordage et de variations dynamiques ou rythmiques sont réécrites à chaque présentation, calibrées sur les spécificités acoustiques du lieu d’exposition. L’œuvre s’immisce dans l’espace réverbérant de Saint-Honorat dont elle réveille des résonances harmoniques distinctes. L’installation propose ainsi au visiteur d’arpenter l’église, attentif aux sons de synthèse émis mais aussi, et surtout, aux sonorités naturelles des Réponses, bourdons en suspension dans l’architecture de pierre.

Influencé par des domaines variés allant de l’archéologie des médias à l’architecture, en passant par les sciences physiques, la musicologie ou la physiologie, le travail de Pierre-Laurent Cassière se concentre en premier lieu sur des expériences perceptives liées au mouvement. Entre sculpture cinétique, cinéma élargi et installation sonore, ses œuvres proposent des situations contemplatives paradoxales jouant avec les limites de la perception.
Né en 1982, diplômé de la Villa Arson, ENSA de Nice, en 2005, puis d’un DEA de l’Université de Liège (BE) l’année suivante, son travail a depuis été présenté dans des institutions telles que : Hong Kong Arts Centre (HK), LACE, Los Angeles (US), SMAK, Gand (BE), Palais de Tokyo et Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, TENT, Rotterdam (NL), Paco das Artes, São Paulo (BR), Kunstverein de Stuttgart (DE), Minsheng Museum, Shanghai, et OCT Art & Design Gallery, Shenzen (CN) ou encore MUDAC, Lausanne (CH). Il participe également de manière régulière à des festivals internationaux d’art médiatique, de cinéma expérimental ou d’art sonore.
Exposition : Antonelle - un Arlésien dans la Révolution
Exposition en accès libre, livret gratuit, publication, journée universitaire, colloque, débat, conférences, visites guidées, spectacle, activités éducatives ... Tout un programme pour éclaircir le mystère qui plane autour de cet arlésien dont la mémoire a été (trop) vite effacée.

Votre site patrimoine.ville-arles.fr change

Le site Internet du patrimoine

Le site Internet du patrimoine de la ville d'Arles est en phase de rénovation.

Nous nous excusons de la gêne occasionnée et nous vous en présentons une version provisoire. Celle-ci est incomplète, comporte un certain nombre de coquilles et quelques liens non encore activés.

Pour tous compléments d'informations, vous pouvez vous adresser à patrimoine@ville-arles.fr

La base du patrimoine

Accès à la base patrimoine

Il vous est proposé dans ce site un accès direct à notre base du patrimoine.

125 édifices, 10 sites sont décrits au travers des 23 quartiers et hameaux de la commune d'Arles.

Ces descriptions sont complètées par la mise à disposition de plus de 1500 documents.

Les quartiers de la ville :

les Quartiers de l'agglomération

Les quartiers du centre ancien sont les suivants :

- Cité
- L'Hauture
- Méjan
- Roquette
- Cavalerie / Lamartine

Les quartiers de l'agglomération sont les suivants :

- Alyscamps / Bigot
- Barriol / Plan-du-Bourg
- Chabourlet
- Fourchon
- Mouleyrès / Griffeuille
- Trébon / Monplaisir
- Trinquetaille

Les hameaux de la commune :

La commune d'Arles et ses hameaux

Les hameaux de la commune sont les suivants :

- Albaron
- Gageron
- Gimeaux
- Mas-Thibert
- Moulès
- Pont-de-Crau
- Raphèle
- Saliers
- Salin-de-Giraud
- Sambuc
- Villeneuve

Moteur Collections

Présentation

Le moteur Collections est un projet parallèle du ministère de la Culture, recensant plus de 4 millions de documents, dont près de 18.000 sur Arles. Plus de précisions sur la page dédiée

Présentation générale de la ville

Histoire

Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et un voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui, dès le VIe siècle av.J.-C., entreprirent de s’implanter en territoire ligure.

César envoya en septembre 46 av. J.-C. les vétérans de la VIe légion qui fondèrent une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments : forum, temples…

Au XIIe siècle sont édifiés la primatiale Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître. En plein essor économique et géographique, Arles accueille les pèlerins qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle.

La ville connaît au milieu du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’Hôtel de ville, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, bordant les rues du secteur sauvegardé datant de cette époque.

Arles est aussi un lieu d’imaginaire. Par la splendeur des éléments naturels- le Rhône, la lumière, le vent- elle n’a cessé d’attirer des artistes. La ville se tourne aujourd’hui, par ses projets, vers la modernité.

Jeux éducatifs :

Drôle de Labyrinthe à l'amphithéâtre :

Téléchargez le jeu (5,9 Mo -PDF)

Trouve moi si tu peux au théâtre antique :

Téléchargez le jeu (8 Mo -PDF)

parcours du petit baigneur :

Téléchargez le jeu (17.5 Mo -PDF)